Pour se dépasser, il faut savoir où l’on est. Parole de Juste
La crise est partout...et d’abord en nous
Démarche d’une sagesse ancestrale, on entend par spiritualité une ouverture d’esprit permettant à l’homme de s’interroger sur le sens de sa vie et la place qu’il occupe dans le monde. L’éveil spirituel nous amène dans sa recherche et expériences de prise de conscience vers de nouveaux champs de perception, de nouveaux états de conscience, une disposition d’esprit transcendant la conscience ordinaire et permettant à l’homme de voir ce qui est au delà de l’espace et du temps. Une spiritualité établit, vivante dans le concret d’une vie, libère des conditionnements de notre histoire, du bruit intempestif et déplacé de notre pensée. Elle dépasse les certitudes culturelles, empruntes sclérosant notre esprit. Elle ne s’apparente pas au dogme religieux ou spécifiquement laïque, n’est pas un parti pris, la spiritualité est une invitation au développement de son individualité et au sacré de la vie.
On ne peut plus décemment rester dans nos croyances aveugles et ignorer d’avantage les enjeux actuels. Il nous faudra bien avoir le courage et la lucidité d’admettre que notre responsabilité est entière face à nos agissements et débordements qui s’en suivent, et que nous allons devoir nous engager très vite sur une voie de transformation si l’on veut avoir la chance de perdurer sur Terre. Cette transformation pour qu’elle soit juste, efficace et durable devra passer par une prise de conscience d’un état de fait, une remise en question de chacun. Évaluer quels sont nos vrais besoins à l’intérieur comme à l’extérieur participe à l’équilibre et l’harmonie de la vie sur terre dedans et dehors, et cela passera d’abord nécessairement par une rencontre intime avec nous mêmes dans la compréhension et le sens avéré des comportements dû à notre histoire passée et son effet sur le présent.
L’enjeu du « Moi » à l’échelle personnelle c’est d’affirmer sa différence, sa réussite visible sur le plan extérieur, et jusqu’à un certain point cette réussite est normale et légitime. Mais peut être bien qu’aujourd’hui, avec les effets désastreux engendrés par cette nouvelle crise, plus forte encore que les précédentes, est arrivé le temps d’un enjeu tout autre et nécessaire afin que l’homme affirme sa différence non plus seulement sur le plan personnel mais également à un niveau individuel, conduisant l’humanité non plus vers l’auto destruction mais plutôt vers une évolution respectueuse de la vie.
Plus que jamais aujourd’hui avec la crise en cours et les bouleversements immenses qu’elle génère inévitablement partout dans le monde et autour de nous, l’homme moderne est à l’heure de ce nouvel « enjeu » où il va devoir choisir tôt ou tard entre deux destins possibles.
Si nous voulons vraiment être un peu digne et respectueux de ce qui nous entoure, être utile à quelque chose dans un monde qui se déchire, servir la vie dans le « bon sens » et être à la hauteur de notre espérance et qualité individuelle, du possible de notre utilité sur terre, notre rêve personnel, il est devenu incontournable afin que ce possible advienne, de se mettre en quête d’un chemin de vie spirituelle, de se mettre en route afin d’entreprendre de mieux se connaître et ainsi pouvoir être agissant au mieux de nos capacités pour une harmonie vivifiante durable dedans comme dehors.
Nous avons le choix entre participer en tant qu’acteur du coté de la vie dans une évolution qui n’attend que nous pour se mettre en marche, ou alors ne rien faire, étouffer la vie spirituelle et régresser dans une humanité fébrile, toujours plus aveugle et pathologique, aigrie, où conquérir encore plus anéantira tout. Tel va être l’enjeu de nos orientations.
Nous avons le choix entre sauver consciemment la vie par une foi juste et des gestes justes en accord avec nous mêmes réconciliés avec l’ordre du ciel, ou détruire la vie en nous dans une totale inconscience. L’histoire au travers de ses crises successives se précipite encore et avec force dans notre quotidien. Nous sommes avertis de toute part que le monde moderne tel que nous le pratiquons est en train de s’autodétruire, se disloquer, disparaître progressivement sous nos yeux. Serons-nous des hommes pratiquants une foi juste, un peu, beaucoup, passionnément et très vite conscients pour arrêter cela et sauver la vie, notre vie, ou des fous furieux continuant à tout détruire ?
Nous sommes tous concernés par la pollution extérieure, celle que nous générons à travers nos faits et gestes quotidiens dans tous les domaines de la vie, et de fait tous concernés de la même façon, vu ou pas vu, par notre pollution intérieure ; l’une à l’extérieur étant la réplique visible de celle, cachée, provenant de l’intérieur. Cette crise humaine comme un cri d’alarme que nos oreilles ne peuvent pas ne pas entendre, devrait nous pousser plus vite et plus sûrement à des questions essentielles, des questions de notre individualité : Qu’est ce que je fais de ma vie ? À quoi je sers vraiment ? C’est quoi ma vie ? Les réponses à ces questions en nous, viendront à coup sûr sur le chemin de pratique d’une rencontre avec le meilleur de soi-même, la partie cachée en nous, germe de la connaissance et l’intime conviction de « qui je suis vraiment » alors plus fort de notre découverte, plus prêt de soi et de la vérité, réconcilier avec notre histoire et reconnaissant nous saurons être respectueux de nous mêmes et de toute chose. Nous saurons quoi faire de notre vie et comment soigner le présent pour que notre futur existe dans la paix et l’harmonie.
Rentrer en éducation dans une école de la vie intérieure est une première étape essentielle sur la voie d’un nouveau possible en paix et en ordre.
C’est aussi un bon moyen de sauver la vie spirituelle et de chercher à travers un accompagnement sérieux sain et respectable à mettre en relation notre utilité individuelle unique et libre, notre service unique avec l’évolution qui nous est demandée d’accomplir sur terre. A chacun donc d’être dans un engagement personnel assez vrai et assez fort dans son fond intérieur, pour que cette évolution ait lieue dans le "bon sens".